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Friday, May 26, 2023

Défaut de paiement américain | L'espoir d'un accord politique grandit - La Presse

(Washington) Un accord enfin en vue ? Alors que la fenêtre de tir se rétrécit pour éviter un défaut de paiement américain, la Maison-Blanche et les négociateurs continuaient vendredi à échafauder un compromis riche d’arrière-pensées politiques.

« Nous sommes plus proches (d’un accord), mais ce n’est pas encore fait », a confié une source proche des discussions, sceptique sur la possibilité d’une annonce dès vendredi.

« Nous avons progressé hier, je veux progresser encore aujourd’hui », a dit le principal protagoniste républicain de ce feuilleton politico-financier, le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy.

Mais « rien n’est acquis tant que tout n’a pas fait l’objet d’un accord », a-t-il ajouté, histoire de maintenir la pression sur le président démocrate Joe Biden.

De la pression, il n’en manque pas dans cette affaire difficile à comprendre hors des États-Unis et plus généralement hors de la bulle de Washington.

L’enjeu est d’amener le Congrès – la Chambre républicaine et le Sénat démocrate – à voter rapidement pour relever le plafond d’endettement public, sans quoi les États-Unis pourraient se retrouver après le 1er juin en défaut de paiement, une situation inédite aux implications économiques, financières et sociales potentiellement catastrophiques.

Cette manœuvre parlementaire a longtemps été une formalité pour les deux partis. Mais cette fois les républicains exigent, en échange de leur feu vert, une réduction des dépenses publiques.

Officiellement, Joe Biden refuse de négocier, estimant être retenu en « otage ». En réalité les conseillers des deux camps discutent non-stop depuis des jours et selon plusieurs médias américains, se sont déjà entendus sur quelques grandes lignes.

L’accord gèlerait certaines dépenses, mais sans toucher aux budgets consacrés à la défense et aux vétérans, rapportent par exemple le New York Times ou le Washington Post.

Après l’élection

Il permettrait de repousser pour deux ans, jusqu’après la prochaine élection présidentielle, le risque d’un défaut de paiement.   

L’enjeu, en plus d’éviter un cataclysme économique, est de permettre à chaque camp de limiter la casse au niveau politique.

Kevin McCarthy, qui a besoin d’affirmer sa stature de président de la Chambre, pourrait se targuer d’avoir insufflé plus de rigueur budgétaire, tandis que les démocrates affirmeraient avoir protégé les prestations sociales ou les grands projets d’investissement.

Le président américain, en campagne pour une réélection, a expliqué jeudi que « deux visions opposées » étaient à l’œuvre dans ces discussions.

Il s’est posé en champion de la justice sociale et fiscale, demandant que les plus riches et les grandes entreprises « payent leur juste part » d’impôt, et peignant les républicains comme le parti des grandes fortunes et de Wall Street.

Mais selon la presse, le démocrate de 80 ans aurait renoncé, dans les négociations avec les républicains, à augmenter autant qu’il le voulait les moyens consacrés à la lutte contre la fraude fiscale.

Si un accord est trouvé, il faudra encore qu’il soit adopté par le Sénat, contrôlé de justesse par les démocrates, et par la Chambre des représentants, sur laquelle les conservateurs ont une fragile majorité.  

Le calendrier parlementaire est contraint : nombre d’élus sont retournés chez eux aux quatre coins des États-Unis pour une pause de plusieurs jours, à l’occasion du week-end prolongé du « Memorial Day ».

Par ailleurs certains progressistes au sein du parti démocrate, tout comme certains élus du parti républicain ont menacé de ne pas ratifier, ou de retarder au maximum un texte qui ferait trop de concessions au camp adverse.

Il faut donc que Joe Biden et McCarthy jouent au centre pour rallier le plus de parlementaires dans chaque parti, un exercice excessivement difficile dans un pays où les clivages politiques se sont nettement creusés ces dernières années.

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