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Monday, May 29, 2023

Relèvement du plafond de la dette américaine | Négociations intenses pour éviter un défaut de paiement - La Presse

(Washington) À quelques jours de l’échéance, le président des États-Unis, Joe Biden, et le leader républicain Kevin McCarthy ont trouvé samedi un « accord de principe » pour éviter un défaut de paiement des États-Unis. Cet accord devra toutefois encore être validé par le Congrès.

La Chambre des représentants, à majorité républicaine, votera mercredi, a indiqué son patron. Viendra ensuite le Sénat, à majorité démocrate.

Kevin McCarthy a estimé dans une allocution que le compromis budgétaire trouvé, dont il n’a pas livré le détail, était « tout à fait digne du peuple américain ».

Le dirigeant conservateur s’est seulement félicité des « réductions historiques » de la dépense publique que l’accord prévoit selon lui, ce qui était la revendication principale des républicains.

« Cet accord est un compromis, ce qui veut dire que chacun n’obtient pas tout ce qu’il veut », a réagi pour sa part Joe Biden, assurant que le texte « réduit les dépenses tout en protégeant des programmes publics essentiels ».

Le président démocrate a estimé que l’accord avec les conservateurs était « une bonne nouvelle, parce qu’il évite ce qui aurait été un défaut [de paiement] catastrophique ».

Deux ans

Kevin McCarthy a indiqué qu’il s’entretiendrait à nouveau dimanche avec Joe Biden et publierait le même jour le texte, résultat de difficiles négociations, et que la Chambre des représentants « votera alors sur ce texte mercredi ».

Selon une source qui a eu connaissance des négociations, l’accord trouvé entre l’exécutif et l’opposition relève pendant deux ans, donc jusqu’après l’élection présidentielle de 2024, le plafond d’endettement public des États-Unis.

Il n’y a pas les importantes réductions souhaitées par les républicains, même si les dépenses non liées à la défense resteront pratiquement inchangées l’année prochaine et n’augmenteront que nominalement en 2025, a-t-on précisé de même source.

En outre, de nouvelles règles s’appliqueront à l’accès à certains programmes d’aide fédéraux, mais la source a précisé que l’accord protégeait la loi sur la réduction de l’inflation et le plan d’allègement de la dette étudiante, signés par M. Biden.

Sans relèvement de cette limite, la première puissance mondiale risquait de se trouver en défaut de paiement le 5 juin, incapable d’honorer ses engagements financiers : salaires, retraites ou remboursements à ses créanciers.

Comme toutes les grandes économies ou presque, les États-Unis vivent à crédit.

Mais contrairement à d’autres pays, les États-Unis butent régulièrement sur une contrainte juridique : le plafond de la dette, le montant maximal d’endettement des États-Unis, qui doit être formellement relevé par le Congrès.

De cette procédure législative de routine, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants depuis janvier, ont fait un instrument de pression politique.

Refusant de faire un prétendu « chèque en blanc » au président démocrate, ils ont conditionné tout relèvement de ce plafond, actuellement fixé à 31 400 milliards de dollars, à des coupes budgétaires.

PHOTO ANDREW CABALLERO-REYNOLDS, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy

Joe Biden, candidat à sa réélection, a longtemps refusé de venir à la table des négociations, accusant l’opposition de prendre l’économie américaine en « otage » en exigeant de telles coupes.

PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président des États-Unis, Joe Biden

« Sous surveillance »

Après plusieurs réunions à la Maison-Blanche entre les deux hommes, les équipes du président et du « speaker » républicain se sont finalement attelées à des séances de négociations interminables — toutes abondamment commentées par le Tout-Washington.

L’accord de principe trouvé samedi soir donne un peu d’air aux marchés financiers, qui n’ont jamais réellement paniqué, mais que cette paralysie commençait à impatienter.

Il est de fait très fréquent que des compromis de dernière minute soient conclus sur ce type de dossier.

L’économie mondiale, déjà en proie à une « forte incertitude », aurait pu « se passer » de ces tractations tendues, avait aussi critiqué la directrice du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva.

Reste que ce compromis doit désormais être validé par le Sénat, contrôlé de justesse par les démocrates, et par la Chambre des représentants, sur laquelle les républicains ont une fragile majorité.

Certains progressistes au sein du Parti démocrate, tout comme des élus du Parti républicain, ont menacé de ne pas ratifier ou de retarder au maximum un texte qui ferait trop de concessions au camp adverse.

Un élu républicain à la Chambre des représentants, Bob Good, a dès samedi estimé qu’au vu de ce qu’il savait du compromis, « aucun élu se réclamant du camp conservateur ne pourrait justifier un vote positif ».

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Sunday, May 28, 2023

Paiement de la dette : la bataille se déplace au Congrès américain - Radio-Canada.ca

Une statue du président George Washington se trouve dans la rotonde du Capitole alors que les négociations sur la limite de la dette se poursuivent, le samedi 27 mai 2023, sur la colline du Capitole, à Washington.

Le débat sur le plafond de la dette se transporte au Congrès.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Agence France-Presse

L'âpre bataille que se livrent démocrates et républicains pour éviter un défaut de paiement cataclysmique des États-Unis se déplace dimanche au Congrès. Une lutte qui s'annonce acharnée et dont l'issue est incertaine.

Après des négociations serrées, le président Joe Biden et le chef républicain au Congrès, Kevin McCarthy, ont annoncé samedi soir un accord de principe sur le relèvement du plafond de la dette américaine permettant d'éloigner la menace d'une banqueroute dès le 5 juin.

Le précieux feu vert du Congrès

Mais l'accord doit recevoir l'aval d'un Congrès divisé et fait déjà l'objet d'une fronde d'élus progressistes et conservateurs, certains parlant d'une capitulation.

Il ne satisfait peut-être pas tout le monde, mais c'est un pas dans la bonne direction auquel personne ne s'attendait, s'est défendu dimanche le leader républicain Kevin McCarthy sur la chaîne Fox News, se félicitant notamment d'une réduction historique de la dépense publique.

Il a prédit qu'une majorité d'élus républicains se prononceraient en faveur du texte.

Kevin McCarthy s'adresse aux médias.

Le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, s'adresse aux journalistes au Capitole, à Washington.

Photo : Associated Press / J. Scott Applewhite

La Chambre des représentants, où les républicains disposent d'une fragile majorité de 222 contre 213, votera mercredi. Viendra ensuite le Sénat, contrôlé de peu par les démocrates (51-49).

Le président Biden s'est lui aussi félicité samedi soir de ce compromis qui est une bonne nouvelle, parce qu'il évite ce qui aurait été un défaut [de paiement] catastrophique.

Il devait à nouveau s'entretenir dans l'après-midi avec le leader républicain pour finaliser les termes de l'accord, qui doit aussi être transposé en proposition de loi, selon un communiqué du chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, publié dimanche.

Le texte de l'accord n'a pas encore été divulgué, mais il relève pendant deux ans, donc jusqu'après l'élection présidentielle de 2024, le plafond d'endettement public des États-Unis.

Il est actuellement fixé à 31 400 milliards de dollars.

Les dépenses non liées à la défense resteront pratiquement inchangées l'année prochaine et n'augmenteront que nominalement en 2025.

Par ailleurs, de nouvelles règles s'appliqueront à l'accès à certains programmes d'aide fédéraux, mais selon une source proche des négociations, l'accord protège la loi sur la réduction de l'inflation et le plan d'allègement de la dette étudiante, signés par M. Biden.

Chaque camp crie victoire

Selon les démocrates, il n'y a pas les importantes réductions souhaitées par les républicains, ces derniers assurant pour leur part que les dépenses sont plafonnées pour la première fois de l'histoire.

MM. Biden et McCarthy jouent leur crédit politique dans ces négociations.

Le premier, qui est candidat à sa réélection, se doit d'éviter une banqueroute aux conséquences potentiellement catastrophiques, tandis que le second cherche à asseoir son autorité après avoir été mal élu au perchoir en début d'année.

Le président Biden avait longtemps refusé de venir à la table des négociations, accusant l'opposition de prendre l'économie américaine en otage, mais s'y était finalement résolu.

Reste qu'une alliance de circonstance entre élus progressistes au sein du parti démocrate et élus conservateurs menace de ne pas ratifier l'accord.

Des républicains conservateurs ont déjà annoncé leur opposition au texte, comme Bob Good ou Lauren Boebert. Aucun élu se réclamant du camp conservateur ne pourrait justifier un vote positif, a estimé le premier, et nos électeurs méritent mieux que ça, vous pouvez me compter comme un NON à l'accord, a tweeté la seconde.

Un troisième, le représentant Dan Bishop, a pris à partie le leader républicain pour n'avoir presque rien obtenu.

Sans relèvement de la dette, la première puissance mondiale risque de se trouver en défaut de paiement le 5 juin, incapable d'honorer ses engagements financiers : salaires des fonctionnaires, retraites ou remboursements à ses créanciers.

Comme toutes les grandes économies ou presque, les États-Unis vivent à crédit.

Mais contrairement aux autres pays développés, les États-Unis butent régulièrement sur une contrainte juridique : le plafond de la dette, le montant maximal d'endettement du pays, qui doit être formellement relevé par le Congrès.

Cela a longtemps été une procédure législative de routine. Les républicains en ont fait un instrument de pression politique.

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Saturday, May 27, 2023

Négociations acharnées pour éviter un défaut de paiement des États-Unis - Le Journal de Montréal

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  1. Négociations acharnées pour éviter un défaut de paiement des États-Unis  Le Journal de Montréal
  2. Les Etats-Unis face à la menace du défaut de paiement : cinq questions sur le « plafond de la dette »  Le Monde
  3. Biden prêt à un « compromis » pour éviter un défaut de paiement  La Presse

Négociations acharnées pour éviter un défaut de paiement des États-Unis - Le Journal de Montréal
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Relèvement du plafond de la dette américaine | Négociations intenses pour éviter un défaut de paiement - La Presse

(Washington) Démocrates et républicains semblent proches d’un accord samedi afin d’éviter un défaut de paiement des États-Unis avant la nouvelle date-butoir du 5 juin, mais les négociations butant encore sur d’ultimes points.

Vendredi soir, le président américain Joe Biden s’est montré « optimiste » quant aux perspectives d’un accord avec l’opposition républicaine soulignant que les négociateurs dans les deux camps sont « très proches » de conclure.

Les discussions se sont poursuivies tard dans la nuit et ont repris samedi matin, les négociateurs pointant des « progrès », mais aussi d’ultimes points d’achoppement liés notamment à des exigences des républicains conditionnant l’octroi de certaines prestations sociales.

« Notre économie doit être celle qui aide à remplir les placards de nos cuisines, pas les poches des ultra-riches », a tweeté Joe Biden.

Interrogé samedi matin pour savoir s’il y aurait un accord avant la date-butoir, le chef républicain à la Chambre des Représentants Kevin McCarthy a répondu : « oui ».

PHOTO J. SCOTT APPLEWHITE, ASSOCIATED PRESS

Le chef républicain à la Chambre des Représentants, Kevin McCarthy

« Je pense vraiment qu’on peut y arriver », a-t-il dit à des journalistes tout en prévenant qu’il restait des points « à régler ».

« On n’y est pas encore », a-t-il ajouté.

Les États-Unis, qui sont entrés dans le week-end prolongé du Memorial Day, la fête des anciens combattants lundi, restent suspendus à un accord pour relever le plafond de la dette, indispensable pour éviter le défaut de paiement qui aurait des conséquences catastrophiques pour l’économie mondiale.

La date à laquelle le Trésor américain se trouvera incapable d’honorer ses engagements financiers est désormais fixée au 5 juin, contre le 1er juin auparavant, offrant quelques jours de répit au pays.

Cela concerne aussi bien les salaires de fonctionnaires, les retraites ou remboursements des créanciers.

Lignes rouges

Parmi les points de désaccord entre les deux camps, figure l’exigence des républicains à limiter l’obtention de certaines prestations sociales, comme l’aide alimentaire, à un nombre d’heures travaillées.

« Je ne pense pas que ce soit bien d’emprunter de l’argent à la Chine pour payer des gens bien portants et n’ayant pas de personne à charge à traîner sur leur canapé », a fustigé M. McCarthy, qui se pose en défenseur intransigeant de la rigueur budgétaire, dans une vidéo partagée samedi.  

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Andrew Bates, a lui reproché aux républicains de vouloir prendre l’économie en otage et de mettre en péril « plus de huit millions d’emplois » tout en voulant « enlever le pain de la bouche d’Américains qui ont faim ».

Joe Biden, en campagne pour sa réélection, se positionne en champion de la justice sociale et fiscale et s’est dit à plusieurs reprises opposé à des coupes budgétaires massives qui impacteraient les travailleurs et les ménages les plus précaires.

L’un des négociateurs républicains Patrick McHenry a évoqué une « courte liste de désaccords » restants entre les deux camps. « C’est une question d’heures ou de jours », a-t-il dit samedi.

La pression qui entoure les négociations est d’autant plus forte que le compromis, une fois obtenu, devra être validé par le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants dominée par les républicains.

Or, le calendrier parlementaire est serré nombre d’élus étant rentrés dans leurs fiefs pour quelques jours à l’occasion du week-end férié du Memorial Day. Ils ont reçu pour consigne d’être prêts à retourner à Washington dans les 24 heures en cas d’accord.

Et le chef républicain Kevin McCarthy a promis qu’il laisserait à chacun 72 heures pour examiner le compromis avant d’envisager tout vote.

Un vote qui reste au demeurant incertain, des élus progressistes au sein du parti démocrate, tout comme des élus républicains, ayant menacé de ne pas ratifier ou de retarder au maximum un texte qui ferait trop de concessions au camp adverse.

Vendredi, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a déclaré qu’un accord était « primordial » pour l’économie mondiale, tout en soulignant que les États-Unis devaient faire « plus pour réduire la dette publique ».

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Ce moyen de paiement étonnant était utilisé par les Vikings il y a 1000 ans - GEO

C’est l’histoire d’une Norvégienne à la retraite qui, en nettoyant la maison de ses parents, fait une rare découverte. À Aurdal, dans la région de Valdres, à mi-chemin entre Bergen et Oslo, Grete Margot Sørum a ainsi retrouvé, au milieu des affaires parentales, des barres de fer vieilles de près de mille ans, révèle le média NRK. À l’origine, c’est son père qui les avait déterrées en creusant un puits dans les années 1980. Il les a conservées chez lui, jusqu’à ce que sa fille remette récemment la main dessus.

L'Isla de Mona, première île où les Amérindiens auraient goûté le vin ?

Se taper des barres (de fer)

Se doutant de la potentielle valeur culturelle et historique de ces objets, Grete Margot Sørum les a apportés au musée folklorique de Valdres. Ils ont ensuite été envoyés à un archéologue du comté d'Innlandet. Selon l'expert, ces trente-deux petites barres, qui pèsent chacune environ 50 grammes, étaient probablement utilisées par les Vikings comme moyen de paiement à l'âge du fer et au Moyen Âge.

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Rare découverte de la sépulture d'un Viking "de haut rang" dans un jardin à Oslo

Elles semblent avoir la même forme et ont toutes été percées à l’une de leurs extrémités, un trou qui laisse penser qu'elles étaient attachées ensemble par une corde ou une ficelle. Selon nos confrères, cela permettait sans doute aux gens de les transporter ensemble facilement et de les échanger contre des marchandises aux quatre coins du pays.

Une rare et précieuse découverte

Le fait que ces barres soient en fer n’a rien d’anodin. Comme l'explique le site Life in Norway, l'ère Viking a été une période prospère pour le commerce du fer, qui était nécessaire à la fabrication des outils, des armes, des clous ou encore des bateaux. La vallée de Valdres a longtemps été le berceau de la production de fer, notamment entre 900 et 1200 après J.-C.

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Ce lot de barres se trouve aujourd'hui au musée d'histoire culturelle d'Oslo. Selon Kjetil Loftsgarden, archéologue et professeur associé, la trouvaille de tels vestiges est rare aujourd'hui. Souvent enterrés dans le sol pour être cachés, ces petits objets sont souvent détruits par les méthodes d’extraction modernes. Cela fait un siècle qu'une découverte similaire n'avait pas eu lieu dans le pays, conclut le spécialiste.

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Ce moyen de paiement étonnant était utilisé par les Vikings il y a 1000 ans - GEO
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Friday, May 26, 2023

Risque de défaut de paiement | Fitch place la note AAA des États-Unis sous surveillance - La Presse

(Washington) Une semaine environ avant un possible défaut de paiement américain, alors que les négociations entre la Maison-Blanche et l’opposition républicaine tournent au vinaigre, l’agence de notation Fitch a placé « sous surveillance » la note AAA des États-Unis, la plus haute possible.

« L’échec à trouver un accord […] constituerait un signe négatif en matière de gouvernance en général et de volonté des États-Unis d’honorer ses obligations dans les temps », a souligné Fitch dans un communiqué mercredi.

L’agence voit d’un mauvais œil les « tensions politiques qui entravent » les négociations, mais assure quand même « s’attendre à une résolution dans les temps ».

Malgré des jours et nuits de discussions, les équipes du président Joe Biden et les négociateurs du camp républicain n’ont pas encore trouvé de compromis budgétaire.

« C’est une crise fabriquée de toutes pièces » a dit mercredi la porte-parole de la Maison-Blanche Karine Jean-Pierre, en fustigeant le refus des conservateurs au Congrès de voter pour relever le plafond de la dette, manœuvre indispensable pour éviter une banqueroute.

Pendant que les équipes de conseillers des deux camps comptent les milliards et en dissèquent les postes budgétaires, elle a attaqué l’aile droite du parti républicain.

« Ils disent maintenant tout haut ce qu’ils pensent tout bas, en parlant de tenir en otage la crédibilité financière des États-Unis », a-t-elle accusé, en référence à des propos récents d’un élu de la droite radicale à la Chambre des représentants.

« Pas ma faute »

Le président démocrate a fait à son adversaire républicain Kevin McCarthy, patron de la chambre basse, une proposition sur certaines dépenses qui allégerait la facture de l’État fédéral de « plus de 1000 milliards de dollars sur dix ans » selon la Maison-Blanche.

Cela viendrait en plus de la réduction du déficit déjà promise par Joe Biden, qui se monte à 3000 milliards sur dix ans.

La Maison-Blanche est prête à plafonner pendant deux ans la dépense publique, là où les républicains demandent une durée plus longue.

« Je pense que nous pouvons faire des progrès aujourd’hui », a assuré Kevin McCarthy mercredi, tout en critiquant une nouvelle fois l’approche de Joe Biden sur ce dossier.

« Ce n’est pas ma faute si les démocrates n’arrivent pas à renoncer à leurs dépenses », a-t-il lancé, en reprochant une nouvelle fois au gouvernement d’avoir attendu le dernier moment pour négocier.

« Comme la secrétaire au Trésor Janet Yellen le répète depuis des mois, ces acrobaties politiques autour du plafond de la dette nuisent gravement aux entreprises et familles américaines, font monter les taux d’intérêt à court terme pour les contribuables et menacent la note des États-Unis », a réagi Lily Adams, une porte-parole du ministère, après l’annonce de Fitch.

« L’avertissement de ce soir souligne le besoin d’une action conjointe et rapide de la part des deux partis au Congrès pour relever ou suspendre ce plafond », a-t-elle ajouté.

1er juin

Le président américain avait initialement tout simplement exclu de discuter sous la menace d’une banqueroute.  

Il a désormais aussi offert de réaffecter des fonds qui avaient été initialement prévus pour répondre à la pandémie de COVID-19.

Les conservateurs conditionnent leur vote à un accord sur une baisse des dépenses publiques.

Si le Congrès — divisé entre Sénat démocrate et Chambre des représentants républicaine — n’agit pas, « il semble quasiment certain que nous ne pourrons pas tenir plus loin que le début du mois de juin », a rappelé Janet Yellen.

En cause notamment, a précisé Mme Yellen, l’organisation de « notre système de paiement (qui) a été mis en place afin de payer les factures » du gouvernement, « pas pour décider quelles factures payer ou non », ne laissant ainsi au Trésor aucune marge pour faire passer d’abord, par exemple, les paiements liés à la dette, au détriment d’autres versements.

Sans accord, « nous ferons défaut sur certaines de nos obligations et ce n’est pas quelque chose d’acceptable », a-t-elle insisté.

A partir du 1er juin, les États-Unis pourraient donc se retrouver en défaut de paiement, c’est-à-dire incapables d’honorer leurs engagements financiers, qu’il s’agisse de salaires, de retraites ou de remboursements à leurs créanciers.

La secrétaire au Trésor a ajouté que ses services apporteraient très prochainement au Congrès des précisions supplémentaires concernant la date à laquelle le pays se retrouvera effectivement en défaut.

Ce scénario inédit serait, selon les économistes, synonyme de récession massive et de déroute des marchés aux États-Unis, avec une contagion possible à toute l’économie mondiale.

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Défaut de paiement américain | L'espoir d'un accord politique grandit - La Presse

(Washington) Un accord enfin en vue ? Alors que la fenêtre de tir se rétrécit pour éviter un défaut de paiement américain, la Maison-Blanche et les négociateurs continuaient vendredi à échafauder un compromis riche d’arrière-pensées politiques.

« Nous sommes plus proches (d’un accord), mais ce n’est pas encore fait », a confié une source proche des discussions, sceptique sur la possibilité d’une annonce dès vendredi.

« Nous avons progressé hier, je veux progresser encore aujourd’hui », a dit le principal protagoniste républicain de ce feuilleton politico-financier, le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy.

Mais « rien n’est acquis tant que tout n’a pas fait l’objet d’un accord », a-t-il ajouté, histoire de maintenir la pression sur le président démocrate Joe Biden.

De la pression, il n’en manque pas dans cette affaire difficile à comprendre hors des États-Unis et plus généralement hors de la bulle de Washington.

L’enjeu est d’amener le Congrès – la Chambre républicaine et le Sénat démocrate – à voter rapidement pour relever le plafond d’endettement public, sans quoi les États-Unis pourraient se retrouver après le 1er juin en défaut de paiement, une situation inédite aux implications économiques, financières et sociales potentiellement catastrophiques.

Cette manœuvre parlementaire a longtemps été une formalité pour les deux partis. Mais cette fois les républicains exigent, en échange de leur feu vert, une réduction des dépenses publiques.

Officiellement, Joe Biden refuse de négocier, estimant être retenu en « otage ». En réalité les conseillers des deux camps discutent non-stop depuis des jours et selon plusieurs médias américains, se sont déjà entendus sur quelques grandes lignes.

L’accord gèlerait certaines dépenses, mais sans toucher aux budgets consacrés à la défense et aux vétérans, rapportent par exemple le New York Times ou le Washington Post.

Après l’élection

Il permettrait de repousser pour deux ans, jusqu’après la prochaine élection présidentielle, le risque d’un défaut de paiement.   

L’enjeu, en plus d’éviter un cataclysme économique, est de permettre à chaque camp de limiter la casse au niveau politique.

Kevin McCarthy, qui a besoin d’affirmer sa stature de président de la Chambre, pourrait se targuer d’avoir insufflé plus de rigueur budgétaire, tandis que les démocrates affirmeraient avoir protégé les prestations sociales ou les grands projets d’investissement.

Le président américain, en campagne pour une réélection, a expliqué jeudi que « deux visions opposées » étaient à l’œuvre dans ces discussions.

Il s’est posé en champion de la justice sociale et fiscale, demandant que les plus riches et les grandes entreprises « payent leur juste part » d’impôt, et peignant les républicains comme le parti des grandes fortunes et de Wall Street.

Mais selon la presse, le démocrate de 80 ans aurait renoncé, dans les négociations avec les républicains, à augmenter autant qu’il le voulait les moyens consacrés à la lutte contre la fraude fiscale.

Si un accord est trouvé, il faudra encore qu’il soit adopté par le Sénat, contrôlé de justesse par les démocrates, et par la Chambre des représentants, sur laquelle les conservateurs ont une fragile majorité.  

Le calendrier parlementaire est contraint : nombre d’élus sont retournés chez eux aux quatre coins des États-Unis pour une pause de plusieurs jours, à l’occasion du week-end prolongé du « Memorial Day ».

Par ailleurs certains progressistes au sein du parti démocrate, tout comme certains élus du parti républicain ont menacé de ne pas ratifier, ou de retarder au maximum un texte qui ferait trop de concessions au camp adverse.

Il faut donc que Joe Biden et McCarthy jouent au centre pour rallier le plus de parlementaires dans chaque parti, un exercice excessivement difficile dans un pays où les clivages politiques se sont nettement creusés ces dernières années.

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Les bénéfices de Mastercard au deuxième trimestre 2026 dépassent les attentes grâce à la croissance des revenus et du réseau de paiement. - fr.qz.com

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